Pourquoi encore revendiquer l'égalité ?

Le 04 Septembre 2012

Malgré des avancées concrètes, les inégalités persistent dans la sphère privée comme dans la sphère publique.

Les libertés et droits fondamentaux de chaque être humain sont reconnus et affirmés, au travers de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » (Art n°1)

« Chacun-e peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente déclaration, sans distinction aucune notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique oui de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation » (Art n°2)

« Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection devant la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination » (Art n°7)

Ces principes, s’ils sont une référence, n’ont pas été, et ne sont toujours pas pour certains cas, suivis de mise en application concrète. En effet, la moitié de l’humanité demeure encore aujourd’hui, à des degrés divers selon les pays, dans une position inférieure au regard de l’autre partie. Les femmes occidentales ont obtenu des avancées indéniables au cours des siècles, et notamment du dernier, avec la reconnaissance de leur capacité à disposer d’elles même, de leur capacité à choisir leur vie (d’avoir un enfant ou pas, de se marier ou pas, de voter, de travailler, de se former).

Des lois ont été adoptées pour affirmer et garantir cette autonomie. Des lois qui reconnaissent implicitement ou explicitement les inégalités, les injustices et les violences dont elles ont été victimes… et dont elles le sont encore.

En effet, l’égalité de droit peine à se traduire par une égalité de fait.

Aujourd’hui encore, en France, les femmes :

  • Sont victimes de violences sexistes, dont conjugales : 1 femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son compagnon ou ex compagnon. Les femmes sont toujours confrontées aux agressions sexuelles, au viol, à la prostitution, au harcèlement au travail, aux injures sexistes, à la dévalorisation de leur image dans les médias…
  • Sont confrontées à un plafond de verre dans les domaines professionnel et économique pour de multiples raisons : difficulté d’articulation des temps de vie familial et professionnel (les tâches domestiques, et plus particulièrement le repassage et les repas, sont encore assurées en majorité à 80% par les femmes, même lorsque celles-ci travaillent), discrimination liée à la maternité, orientation (ou choix de) vers des métiers (d’une moindre diversité) n’offrant que peu de perspectives d’avancement tant en terme de salaire que de carrière malgré de meilleurs résultats scolaires, valorisation des « compétences » masculines (puissance, détermination, compétitivité) par rapport aux « savoir être » féminin (écoute, douceur, compréhension : mise en avant des qualités liées à la fonction maternante),
  • Sont les premières touchées par la précarité de l’emploi : davantage touchées par le chômage, 29,4% d’entre elles sont à temps partiel, salaires inférieurs d’environ 19% à poste masculin équivalent, invisibilité dans les crises économiques,
  • Portent encore bien souvent seules la responsabilité des enfants, ainsi que de la vie sexuelle (contraception, IVG) : elles supportent encore aujourd’hui, peut-être même plus que durant les dernières décennies, le jugement négatif de certain(e)s, la culpabilisation d’autres quant à ce que doivent être de « bonnes mères »,
  • Sont encore sous représentées en politique, malgré la loi sur la parité de 2000 , et de manière générale dans les postes à responsabilité, de représentation.

Ces faits ne sont bien sûr pas exhaustifs mais mettent en avant la nécessité de continuer à lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes, toujours présentes, toujours vivaces dans une société, qui reconnaît pourtant l’égalité entre les sexes comme une avancée incontournable pour la démocratie, signataire de :

  • La Charte Européenne des Droits Fondamentaux : « L’égalité entre les hommes et les femmes doit être assurée dans tous les domaines, y compris en matière d’emploi, de travail et de rémunération. Le principe de l’égalité n’empêche pas le maintien ou l’adoption de mesures prévoyant des avantages spécifiques en faveur du sexe représenté » (Art n°23)
  • La convention CEDAW pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée des Nations Unies en décembre 1979.

Mais appliquer concrètement, quotidiennement, l’égalité entre les sexes, va plus loin que l’établissement de lois, de chartes et de conventions. Si celles-ci fournissent un cadre nécessaire, c’est sur le terrain, auprès des femmes et des hommes, qu’il est indispensable d’agir.

Car cet état de fait résulte de la transmission de normes et représentations sociales, basées sur les différences biologiques des êtres. De cette différence biologique (force physique, fonctions reproductives), s’est construite une répartition culturelle des tâches. Aux hommes le pouvoir économique, politique, culturel, social. L’autonomie, la reconnaissance, la puissance. Aux hommes donc le pouvoir de production.

Aux femmes l’accomplissement des fonctions de « care » : la prise en charge des enfants, des besoins matériels et affectifs des hommes, des tâches domestiques. Aux femmes donc le pouvoir de reproduction.

Cette répartition a donc impliqué une absence des femmes de la sphère publique, une « minorité » qui les a mis sous la coupe de leurs pères, puis de leurs conjoints, confinées à la sphère privée. Le piège aujourd’hui est de considérer que sous prétexte que les femmes peuvent travailler, faire des études, avorter, rester célibataires, il n’y a plus rien à faire. Les constats énumérés ci-dessus prouvent le contraire. Pour qu’il y ait un véritable renversement de la norme, il est important de :

  • Sensibiliser,
  • Informer,
  • Eduquer,
  • Accompagner. 

Les femmes avant tout, pour qu’elles prennent conscience du déséquilibre des relations et des pouvoirs dont elles sont victimes. Mais également les hommes, pour qu’ils apprennent à déconstruire ces schémas sociaux et culturels dont ils ont été bercés dès leur naissance. Et donc, en toute logique, les enfants et les jeunes, qui constitueront la société de demain. Notre association se situe dans cette philosophie et dans ces pratiques. Le mouvement associatif a toujours été le vecteur des avancées, tant au niveau institutionnel, qu’auprès des personnes elles-mêmes. Le réseau des CIDFF fait partie de ces piliers, précurseurs.

L'agenda du CIDFF Morbihan 09

Action collective

Du Mardi 04 Septembre 2018 à 09h00 au Lundi 17 Décembre 2018 à 09h00

"Du Temps Pour Soi, penser à sa vie professionnelle"

Cet atelier collectif est proposé aux femmes de plus de 50 ans, en recherche d'emploi ou en reconversion professionnelle.

 

D'une durée de 24 jours, ses obejctifs sont les suivants:

 

  • Identifier ses attentes et son projet professionnel en relation avec son projet de vie
  • Travailler sur les représentations qui limitent la projection vers un retour à l'emploi
  • Elargir les possibles: diversifier ses choix professionnels et les modes de travail
  • Accompagner à la définition du projet professionnel et aux techniques de recherche d'emploi

 

 Ces ateliers ont lieu toute l'année, sur tout le département (voir l'agenda du CIDFF).

 

Cette action est co-financée par le Fond Social Européen et par le département.

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Lorient
Action collective

Du Jeudi 06 Septembre 2018 à 09h00 au Mardi 18 Décembre 2018 à 09h00

"Du Temps Pour Soi, penser à sa vie professionnelle"

Cet atelier collectif est proposé aux femmes de plus de 50 ans, en recherche d'emploi ou en reconversion professionnelle.

 

D'une durée de 24 jours, ses obejctifs sont les suivants:

 

  • Identifier ses attentes et son projet professionnel en relation avec son projet de vie
  • Travailler sur les représentations qui limitent la projection vers un retour à l'emploi
  • Elargir les possibles: diversifier ses choix professionnels et les modes de travail
  • Accompagner à la définition du projet professionnel et aux techniques de recherche d'emploi

 

 Ces ateliers ont lieu toute l'année, sur tout le département (voir l'agenda du CIDFF).

 

Cette action est co-financée par le Fond Social Européen et par le département.

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  • Fonds Social Européen
  • Fonds social européen
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